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Département : Un peu d'histoire
Tarbes
Au IIIe siècle avant Jésus-Christ
les fondations de la cité tarbaise voient le jour, d'après
les témoignages des vestiges exhumés du sous-sol.
Par nécessité pour le commerce du sel, des marchands vraisemblablement
aquitains cheminaient sur le piémont pyrénéen. Pour continuer
leur route ils devaient emprunter un gué afin de franchir
l'Adour descendu de la montagne.
Il était plus prudent de fractionner les charges pour
franchir le gué à la suite duquel une pause était nécessaire.
Le fond de la vallée était dominé par une émergence sablonneuse
qui incita les hommes à s'y établir.
Puis, Tarba connaît une colonisation romaine et se dote
de villas antiques et de grands domaines agricoles, découverts
notamment dans le quartier de l'Ormeau.
L'existence d'un artisanat se vérifie par les restes d'ateliers
de potiers et de tisserands.
Le noyau urbain, quant à lui assume des fonctions administratives
et sera doté d'une église paléo-chrétienne dès le 4e siècle.
Aux Ve et VIe siècles, sous l'effet des invasions
barbares qui déferlent par vagues successives, la ville
se rétracte autour du castrum, dont un vestige subsiste
dans la cour arrière de la Préfecture.
Vers 840, les Vikings mènent un raid dévastateur
à la suite duquel, l'évêque de Bigorre relève la ville
en commençant par la cathédrale appelée aussi, avec originalité,
la Sède.
A la fin du XIIe siècle le comte de Bigorre s'installe
dans son château-fort de Tarbes, entraînant à sa suite
la cour de justice. Ensuite la capitale de la Bigorre
reçoit une sénéchaussée royale.
Deux maisons nobles fondent au XIIIe siècle, hors
les murs, l'une le couvent des cordeliers près de Carrère
Longue, l'autre celui des Carmes au voisinage du Bourg
Crabé.
A la fin des siècles médiévaux, la ville se compose
de 6 bourgs fortifiés séparément, juxtaposés et alignés
sur un axe ouest-est, dont le noyau primitif est ordonné
autour de la cathédrale. On dénombre ainsi la Sède, Carrère
Longue, Maubourguet, Bourg Vieux flanqué à l'est du château
comtal, Bourg Neuf, Bourg Crabé, chacun entouré de ses
propres murailles.
Durant les guerres de religions, en 1569, les troupes
de Jeanne d'Albret incendient la cathédrale, les couvents
et autres églises ainsi que l'évêché.
Malgré les destructions stratégiques pour tenter d'assurer
la défense du Bourg Vieux, les habitants sont massacrés. |
Au XVIIe siècle après la peste
et les problèmes de logement des gens de guerre, Tarbes
assure sont renouveau avec la reconstruction du palais
épiscopal en 1652 (Hôtel de la préfecture aujourd'hui),
la fondation d'un troisième hôpital en 1690 et de deux
nouveaux couvents (capucins et ursulines). L'irrigation
des terres et la force hydraulique utilisée par les artisans
sont produites par le système de canaux dérivés de l'Adour.
Le XVIIIe siècle annonce un essor démographique,
le développement de l'agriculture, de l'artisanat et du
commerce. La ville s'étend et des quartiers nouveaux apparaissent
(comme l'actuelle rue Maréchal Foch).
Ensuite, l'Assemblée constituante dont fait partie Bertrand
Barere (député de la Bigorre aux Etats Généraux) décide
de la réforme administrative et Tarbes en bénéficie en
devenant chef-lieu du département des Hautes-Pyrénées.
A partir de 1800, Tarbes devient le siège d'une
préfecture (accroissement de son rôle administratif et
de ses fonctions).
En 1806, Napoléon 1er rétablit le Haras National
de Tarbes et à partir du cheval tarbais donne naissance
à la race anglo-arabe.
1859, Tarbes est reliée à Paris par voie ferrée.
Après la guerre de 1870-1871, VERCHERE DE REFFYE
transforme l'atelier expérimental de Meudon (transféré
par train à Tarbes) en atelier de construction d'artillerie
(appelé arsenal par les tarbais).
Ainsi, Tarbes devient une ville industrielle et ouvrière
mais affirme également sa vocation militaire par la construction
des quartiers Larrey, Soult et Reffye.
Pendant la 1ère Guerre Mondiale, Tarbes intensifie
sa production en artillerie du fait de son positionnement
géographique en arrière-pays.
Le Maréchal Foch, illustre commandant en chef des armées
alliées, est né à Tarbes en 1851.
Pendant la deuxième Guerre Mondiale, la Résistance
fait également partie du quotidien de la ville de Tarbes,
à qui la croix de guerre a été attribuée.
Après le retour de la paix, l'industrie est diversifiée,
et on constate une expansion de la démographie. Tarbes
reste une ville à fort caractère militaire.
Aujourd'hui, Tarbes est devenue une ville universitaire
importante. L'activité principale relève désormais du
secteur tertiaire. Outre sa situation géographique privilégiée,
Tarbes, porte des Pyrénées, rime avec douceur de vivre
et revendique une vie culturelle, associative et sportive
très dense. |
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Le parc national des pyrénées
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| Créé en 1967 le parc national
des Pyrénées couvre une superficie de 457 km2. Dans ce
milieu naturel protégé, loin des tumultes, le randonneur
découvre tout le long des 350 kilomètres de sentiers balisés
la faune et la flore de nos montagnes. Aux premières lueurs
du jour, il peut assister au réveil de l’isard et de la
marmotte. Il est bien difficile d’approcher le grand Tetras
qui se cache dans les forêts de sapins et le lagopède
qui s’adapte aux saisons pour ce fondre avec les couleurs
de la nature. Parmi les 3000 espèces de plantes présentes
dans la chaîne des Pyrénées : la Ramondia Pyrénéica et
le lys des Pyrénées font l’admiration de notre randonneur.
L’eau est la vie du parc. En torrents glacés et tumultueux,
elle creuse les gorges tout en roulant les galets de cascade
en cascade puis elle se repose dans 118 lacs sublimes
où elle devient miroir des montagnes. |
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La ville de Tarbes
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Tarbes, âgée de 2 000 ans capitale de la
Bigorre, préfecture des Hautes-Pyrénées est une ville
de jardins, où le vert contraste avec le bleu horizon
de la montagne toute proche.
En musardant peuvent être visités :
- les halles du quartier Marcadieu proposent le célèbre
haricot tarbais et les oignons de Trébons,
- le haras national installé dans des bâtiments Empire
mêle la tradition équestre aux recherches les plus
férues en matière d’insémination,
- le jardin Massey où est installé le musée international
des hussards,
- les allées Leclerc, allées ombragées aux plates-bandes
toujours renouvelées menant au monument en l’honneur
du Maréchal Foch,
- le parc Paul Chastellain est un îlot de verdure
dans le quartier le plus moderne de la ville,
- la cathédrale ou église de la Sède (XIIe siècle)
où Saint-Vincent de Paul fut ordonné diacre,
- le musée d’Art Contemporain.
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Lourdes
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Deuxième centre mondial de
pèlerinage et deuxième ville hôtelière de France, Lourdes
accueille cinq millions de visiteurs par an, dont un million
en groupes diocésains, 70 000 malades et handicapés.
En musardant :
Le musée Pyrénéen dans le château Fort et le musée Bernadette
dans le quartier des sanctuaires compléteront vos connaissances
sur la cité mariale.
A proximité, le Pic du Ger avec sa table d’orientation
panoramique vous fera découvrir la magnifique chaîne des
Pyrénées.
BERNADETTE «Je ne promets pas de vous rendre heureuse
en ce monde, mais dans l’autre». Telle est la seule révélation
la concernant que Bernadette nous ait apportée.
Née en 1844, Bernadette de Soubirous eut une enfance malheureuse
et sa vie fut jalonnée d’épreuves pénibles. Atteinte par
une épidémie de choléra, minée par la tuberculose asthmatique,
elle mourra en 1879 dans d’indicibles souffrances.
En compensation, elle affichera une robuste et exemplaire
santé morale. Lors des apparitions soumises à de pénibles
interrogatoires, elle finira par impressionner tout le
monde par sa simplicité, sa force de caractère, sa cohérence
et son immense humilité. Infirmière au couvent de Nevers
elle saura consoler et soigner merveilleusement ses consoeurs
malades. Trois fois, son corps a été exhumé pour les besoins
du procès de béatification. Il était intact. |
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Le pays des Toys
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Luz-St-Sauveur au 19e siècle. L’Eglise des Templiers. |
«Le toy ne craint que Dieu, l’éclair et
l’avalanche».
Avec Barèges l’une des premières communes à jouer la carte
des sports d’hiver dès 1922, Luz Ardiden, et Gavarnie,
les Espécières, le pays toys est devenu royaume du ski.
Le thermalisme, la promenade Belle Epoque, les grands
cirques sont les atouts de ce pays. La cité thermale de
Luz Saint-Sauveur, chère aux coeurs de Napoléon III et
d’Eugénie de Montéjo, avec son château Sainte-Marie et
l'église des Hospitaliers fortifié au XIVe siècle est
la porte de la Vallée de Barèges où on allait pour «boire
de l’eau, s’y baigner et pour prendre la fange» et de
la vallée qui mène au cirque de Gavarnie ; «le colisée
inouï du chaos» (Victor Hugo). |
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La chapelle de Héas
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Cauterets
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Notre dame de Heas, vêtue de son manteau bleu veille sur
tous les montagnards.
Selon la légende, deux colombes conduisirent des jeunes
bergers vers une fontaine où ils trouvèrent une statue
de la vierge. Trois maçons furent chargés de lui construire
un sanctuaire. Ils étaient nourris de lait fourni par
trois chèvres accompagnées de trois chevreaux. Les chèvres
ne revinrent plus. Affamés les maçons durent revenir dans
leur village sans avoir terminé leur travail. La vierge
s’installa alors sur un bloc qu’elle refusa de quitter
jusqu’à ce qu’on lui ait construit une chapelle : la chapelle
de Héas.
Le pont d’Espagne
Départ des grandes randonnées vers le massif du Vignemale
il est le centre du Pays des Cascades. La route qui y
mène longe les impressionnantes et magnifiques cascades
d’Escane-Gat (étrangle-chat), du Pas de l’ours, du Cerisey,
du Bousses.
Bagnères de Bigorre

Agée de 2000 ans, elle est appelée «l’Athènes des Pyrénées».
Ville de thermalisme elle a accueilli Montaigne, Rossini,
G. Sand, Flaubert, Michelet, Ramond de Carbonnières. En
1838, Alfred Roland créé les «Chanteurs Montagnards».
Ambassadeurs de la Bigorre ils feront le tour du monde.
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"Caoutaires", mot
bigourdan signifiant «sources chaudes» est l’origine du
nom de ce site.
Ses sources, efficaces dans le traitement des maladies
respiratoires, auraient des vertus fertilisantes. L’une
d’elle surnommée la fontaine d’Amour par Marguerite de
Navarre était réputée pour guérir les femmes stériles.
Il se disait que l’effet était renforcé par les «futayrés»
(frotteurs) ancêtres des masseurs et kynés.  |
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